  | | |  | Braid Braid |
|  | Posté par Diamond le 17/11/2008 à 05h27 | Source : Rédaction |
| Ce n'est pas un hasard si quelques unes des publications vidéoludiques de référence (Edge, Eurogamer) sont littéralement tombées amoureuses de Braid. Le jeu de Jonathan Blow est une perle indépendante, un petit miracle au milieu d'une industrie qui oublie souvent ses impératifs culturels et artistiques pour toucher un public toujours plus large. Rarement un titre a su combiner avec autant d'intelligence le game design pur et la plus insaisissable beauté artistique et conceptuelle. Découverte d'un authentique chef d'oeuvre, que tout le monde n'aimera pas, mais qui restera durablement ancré dans les mémoires. L’histoire de Braid s’écrit depuis fin 2004, date à laquelle Jonathan Blow, game designer en opposition quasi-viscérale avec les méthodes de l’industrie du jeu vidéo, décide de se lancer dans le développement d’un projet, avec pour mot d’ordre la différence. Blow fait partie de ces individus qui se plaisent à figurer en marge des grandes tendances, peut-être par vanité, peut-être par intelligence. L’homme est en tout cas cultivé et inventif. Il n’hésite pas à pointer du doigt les gros succès récents en allant y dénicher la moindre erreur de design, ou à disserter sur la « bonne » façon de faire des jeux vidéo. Avec un tel personnage à la barre, Braid aurait difficilement pu être banal. Encore moins après l’alliance conclue avec l’excellent dessinateur David Hellman, artisan du charme graphique du titre tel qu’il est aujourd’hui.

Braid est donc un jeu différent. Déjà parce que c’est un titre de plateforme en 2D relativement sobre et pas très dynamique. Tout l’intérêt de l’expérience repose sur le contrôle du temps, qui prend le pas sur le classique saut d’obstacle ou la non-moins traditionnelle récupération d’objets. Tim, le personnage principal, peut en général traverser les niveaux sans difficulté. Mais pour pouvoir finir le jeu, il lui faut résoudre des puzzles (au propre comme au figuré, puisqu’on récupère... des pièces de puzzle justement) au sein des stages. Ces séquences sont incroyablement complexes, et recèlent des trésors d’inventivité. Le joueur, à qui un pouvoir spécifique est confié à chaque nouvelle étape franchie, doit prendre en compte tous les détails de son environnement et faire de nombreux essais pour réussir à atteindre son objectif. Sans jamais mourir. C’est une de particularités de Braid, souhaitée par Blow : aucun game over, la mort n’intervient jamais puisque Tim peut à chaque fois se sauver en remontant le temps. En résulte une grande fluidité de jeu, et aussi une approche beaucoup plus libre et créative des environnements, encore une fois superbement agencés. Les problèmes ne sont jamais trop durs à résoudre, mais ils demandent d’être ingénieux et, par cette confection très spéciale, et tellement dure à décrire, sont incroyablement gratifiants et passionnants à découvrir. Même si l’idée de donner le contrôle du temps existait dans, entre autres, Blinx ou Prince of Persia, jamais elle n’avait été aussi judicieusement employée que dans Braid. Jamais elle n’avait été le cœur d’un jeu.

Les fondations posées, c’est là qu’entre en scène Hellman, dont la composition artistique magnifique, les couleurs à tomber et les arrière plans qu’on croirait sortis de tableaux d’exposition entrent en totale adéquation avec le profil de Braid. Le terme « tableau » est d’ailleurs particulièrement approprié : Braid fait penser à une toile interactive. Et c’est sans compter sur les musiques, où le violon et le piano se mêlent pour donner un résultat si poétique qu’on peut, parfois, juste s’arrêter pour profiter de l’ambiance envoûtante qui se dégage des niveaux. Peu de jeux invitent à la rêverie comme Braid le fait.
Mais l’intelligence du jeu de Blow ne s’arrête pas là. La construction de Braid, du point de vue narratif, égale sa maestria du point de vue structurel, design et artistique. Très abstrait, se concentrant sur des thèmes rares dans le jeu vidéo (les relations de couple, la perte de l’être aimé, l’isolement, la folie), le jeu est en réalité une immense montée en puissance, qui va crescendo jusqu’à un dernier (ou plutôt premier) niveau hallucinant, merveille de clairvoyance, qui unit les éléments du soft pour en faire un tout et laisse le joueur interrogatif, songeur, une étrange impression en tête, mêlant la compréhension et l’inachevé.
Cette fin aux atours définitifs, c’est aussi ce qu’on pourra reprocher à Braid. La conclusion digérée, on est sur son nuage, mais on aura du mal à revenir aux énigmes, qui perdent de leur attrait une fois percées à jour. Un mal dont souffrait aussi l’inimitable Portal, jeu qui, finalement, ressemble plus à Braid qu’on pourrait le penser. Les thèmes sont différents, la méthode de jeu aussi, mais c’est la même force de conception qui anime ces deux chef d’œuvres modernes.

| 19 |  | Le fait que Jonathan Blow ait disséminé tout au long de Braid des références appuyées à l’univers de Mario n’est pas anodin. C’est un hommage à une référence. C’est aussi, d’un point de vue symbolique, une transposition du monde enfantin du plombier de Miyamoto dans une histoire adulte, torturée et psychologique. Braid n’est sans doute pas aussi distrayant que les Mario 2D, mais sa profondeur extrême, sur tous les plans, le place à leur hauteur. Oui, Braid est à part, et pour toujours, car grâce à la haute définition et à sa réalisation artistique exceptionnelle, il ne vieillira pas. C’est une œuvre définitive, magnifique, et il convient de savourer la chance que nous avons de l’avoir vu arriver à maturité. Braid, c’est de l’art. |  | - Puzzles clairvoyants
- Réalisation et cohérence artistique
- Intelligence de conception
|  | - Faible rejouabilité
- Plus contemplatif que dynamique
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| | |  | | Batto | Pouvoir revendre ses jeux XBLA sur le live :bave: | | Ronan_Berthelot | Quand est-ce qu'ils inventeront les jeux Live Arcade d'occasion que je puisse me le prendre ? | | on Hellworld | Ben moi je rejoint tout a fait l'avis de certain, ce jx est une surprise de taille !!! Je l'ai pris hier et malgré ca courtesse (fini en 3-4 h avec l'aide sur 2 pieces uniquement) le traverser est un | | matfer | elle est venu, elle a vu, il a été vaincu...
Merde, je pensais que tu parlais aussi de toi sur ce coup là :mrgreen: | | kelanflyter | Kelan et MyDoom vont suivre malgré leurs réticences au début 8)
merci de me prevenir j'etais pas au courrant :p
Nan désolé mais je ne pense pas me le prendre, a moins qu'il ne passe en hit aca | | nemesis70 | Il sera sans moi, dommage je pense passé à côté d'un bon titre, mais au même prix que un jeu xbox (jade empire, halo etc...) faut pas déconner non plus. | | XIII,Le Veilleur | j'viens de le télécharger et c'est clair que c'est un très très bon jeu, très adictif, superbe graphiquement et les énigmes proposées sont vraiment très bonnes | | matfer | Varié dans son gameplay oui, les décors beaucoup moins (voire quasi pas du tout mais c'est pas un mal vu que chaque plan est un tableau de maître :) ). | | Bloodevil | Ok le truc de malade ^^.
Sinon est ce que le jeu est varié ? Surtout les décors ? | | matfer | Ben, à l'expérieur de la maison tu vois une constellation d'étoiles qui est "vide" et il faut refaire le jeu pour trouver ces 8 étoiles pour que le ciel brille de mille feux :) On ne sait pas encore |
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