Petite explication des faits. Le 21 novembre dernier au
journal télévisé de France Télévisions (disponible ici - on remercie Xboxyde pour l'hébergement de la vidéo au passage), le
journaliste traite du suicide collectif survenu début novembre au Japon. Son
reportage commence par un commentaire illustrant une salle de jeux tokyoïte :
147 otakus se seraient suicidés en gobant des poches de sillicone suite au
report du jeu "Mort ou Vif" en février dernier (comprenez Dead or Alive).
Evidemment, cette histoire a alerté des joueurs puisque
personne n'avait entendu parler de cette "info". Certains ont fait quelques
recherches, et ont ainsi retrouvé un article
paru le 1er novembre dans Libération, qui se termine par "l'info" suivante :
"En février 2003, l'annonce du report de la vente du jeu vidéo de combat Dead
or Alive a traumatisé les otaku (fadas de jeux vidéo). Furieux, 147
d'entre eux, collégiens ou lycéens, se sont suicidés en gobant des poches de
silicone."
Seulement voilà, cette info n'en est pas une, puisque les
dates, les chiffres et la méthode de ce suicide sont presque mot pour mot tirés
de cette phrase : "La nouvelle a provoqué un drame au pays du soleil levant :
147 otakus se sont suicidés en gobant des poches de silicone pour protester
contre ce report de la part de Tecmo". La ressemblance est plus que frappante.
Mais d'où vient-elle cette fameuse phrase ? Eh bien de là.
Comme vous le remarquerez, il s'agit d'une news sur le report
de Dead or Alive Ultimate au Japon que nous avons publiée. Cette phrase est
présente en zone de "header", et est bien évidemment une blague de Ed Warner,
qui emphasait sur le fait que les héroïnes de Dead or Alive Ultimate étaient
siliconées.
Pour le moment on ne sait pas encore exactement comment cette
blague a pu être prise au sérieux ni comment elle est arrivée au journaliste de
Libération (un ami ? l'a-t-il lue sur Xbox Mag ?). Très sincèrement, on ne
comprend pas comment un journaliste peut la relayer sans prendre le
soin de vérifier qu'elle est vraie (étant donné que bien évidemment aucun site
dans le monde n'a parlé de l'affaire).
Cette situation nous semble tout de même abracadabrantesque, et
est tout de même assez flippante sur le niveau de journalisme atteint dans cette
affaire. A côté de cela, nous sommes bien tristes de constater que certains ont
profité de cette fausse info pour en faire une vraie info dommageable aux jeux
vidéo eux même, ce média si méprisé et ô combien dangereux.
De notre côté nous tentons d'entrer en contact avec les
rédactions de Libération et de France 2, et espérons vivement que l'information
y sera ouvertement démentie et qu'un mea culpa sera fait.