Tu veux passer ton permis ou es en train de le faire (comme moi en fait) ? Eh bien Flat Out t'aidera dans cette tâche aussi importante pour un jeune. En effet quoi de mieux que de se présenter à l'épreuve avec la Corvette de papa ou la Mini de maman toute de rose vêtue, boostée, préparée et gonflée à bloc pour en mettre plein les mirettes à l'examinateur ? Hein ?! Comment ça on n'a pas le droit ? Et pourtant dans Flat Out le droit on l'a ! Le droit d'exploser chaque pneu, chaque rondin de bois, chaque barrière ! Mais on a surtout le droit d'éjecter le pauvre pilote qui a eu la mauvaise, très mauvaise idée de prendre le volant surtout si celui qui tient le pad c'est moi. Bref dans Flat Out tout est permis ou presque et ce test vous le démontrera !
Leçon 1 : Le démarrage.
« Tu règles ton siège, tu positionnes tes mains sur le volant à 10h10… ». Qui n’a jamais entendu ça ? À part les moins de 16 ans pas grand monde. Tu mets la clef dans le tableau de bord et c’est parti ! Le jeu se lance. C’est très simple, après avoir créé un profil on peut choisir le mode carrière dans lequel il faudra acheter sa voiture, ça va du « pot de yaourt » au bolide sur-vitaminé. Le principe du jeu est très simple, on commence au mode de difficulté le plus bas à savoir le mode « bronze » et il faut donc gagner trois séries de quatre courses pour passer au mode suivant « argent », et ainsi de suite jusqu’au mode « or ». N’oublions pas qu’en déverrouillant ces différents stades de jeu, on a accès à des niveaux bonus (mes préférés), permettant de faire quelques « activités » comme par exemple jouer au bowling avec son pilote. Pour ce faire il suffit juste d’accélérer, et arrivé au point de non retour il faut appuyer sur le bouton B pour éjecter le pilote et ainsi faire tomber des quilles. Une cure de jouvence pour les os de votre pôvre pilote en somme… Il y en a bien d’autres mais je vous laisse le plaisir de les découvrir vous-même.
À noter que plus vous gagnez de courses plus vous engrangez d’argent, cet argent peut vous permettre à acheter une voiture plus grosse et plus puissante mais il peut également vous servir à acheter des pièces pour améliorer ses perfs. Croyez moi c’est bien utile… quand on voit la maniabilité d’une de ces épaves roulante sur la boue (par exemple) on finit vite par se dire qu’acheter des suspensions neuves ou des pneus de course ne serait pas une si mauvaise idée. Et oui car il n’est pas rare qu’on finisse gentiment dans une pile de pneus sur le bas-côté ou que le pilote s’envole gaiement pour tâter ensuite des roues boueuses des autres concurrents…

Leçon 2 : La motorisation.
Par ce titre je veux bien entendu parler des qualités techniques de Flat Out. Parce que des qualités il en a, mais quelques défauts aussi…
Je vais commencer par les qualités c’est toujours mieux à entendre. Flat Out excelle dans plusieurs domaines que certains hits du genre sur Xbox n’ont fait qu’approcher sans pouvoir s’affirmer en tant que référence. Je veux bien sûr parler du moteur physique plus abouti que jamais. Quel bonheur de foncer dans un mur de pneus, de les voir se répandre individuellement sur la route pour gêner les concurrents qui repasseront par là au tour suivant ! Quel bonheur de s’écraser contre un adversaire à l’arrêt et de voir le pilote s’éjecter de son habitacle puis s’écraser dans un échafaudage qui s’écroulera ensuite sur lui ! Oui c’est un tantinet sadique mais qu’est-ce que c’est bon ! Il faut le voir pour le croire ! Chaque voiture se déforme en temps réel en fonction de l’objet qui la percute et de l’endroit touché. Il est clair qu’au bout d’un certain moment les véhicules commencent à souffrir et prennent feu sans toutefois s’arrêter.
Graphiquement parlant c’est très joli aussi, les effets de particules sont certains des plus impressionnants que j’aie pu voir jusqu’à maintenant (ça risque de changer dans 2 jours…). Les textures sont en revanche très inégales, ça va du très beau au très moche. Par exemple lorsqu’on choisit la vue au ras du sol, on remarquera que celui-ci est fort mal rendu, et dans ce domaine Rallisport Challenge 2 reste LA référence. À noter que les véhicules sont purement magnifiques et même au départ ils donnent un côté « crado » du stock-car qui plaît aux yeux.
Bref un moteur physique qui frise la perfection et des graphismes inégaux mais le plus souvent jolis font ce jeu un excellent compromis technique. |