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Crash Bandicoot : La Revanche de Cortex
Posté par Shann le 29/04/2002 à 01h53

Et bien mes amis ! Si vous aussi avez bonne mémoire, alors vous vous souvenez de la rumeur courant à l'époque de la sortie de Crash Bandicoot 1er du nom. Le marsupial n'était en effet pas passé loin de devenir l'égérie de la PlayStation. Finalement, on sait tous ce que cela a donné, puisque la PS One n'a finalement jamais eu son « Sonic », et ses géniteurs (Naughty Dog) ont préféré délaisser leur mascotte au profit de l'excellent Jak & Daxter. C'est donc le studio américain de Traveller's Tales qui s'y colle, tentant de faire preuve d'autant de brio que leurs désormais illustres prédécesseurs. C'est ainsi 6 mois après la version PS2 que le méchant Cortex débarque sur Xbox, éblouissant une nouvelle fois les joueurs de sa stupidité si caractéristique aux vilains pas beaux des jeux de plateforme. n'était e

La Crash touch !

Il y en a peut-être pour qui les noms Crash, Cortex et Coco ne signifient que «aïe», «cerveau», et «noix». Vu la densité scénaristique de la série, je vais faire court. Donc Crash est un marsupial qui à déjà 3 reprises aura déjoué les plans sataniques du professeur Cortex, grand vilain de la série devant l'éternel à la persévérance à toute épreuve. Comme vous vous en doutez, cet Einstein râté a pour but d'anéantir le monde (waow ! Ca sent le brainstorming de ouf !), et revient une nouvelle fois avec sa super machine censée être de la mort qui tue, épaulé par les super pouvoirs des 4 masques des éléments (eau, terre, feu, vent). Evidemment, je vous fais confiance pour mettre un terme à tant d'insécurité (décidément ça devient récurrent ce truc), avec à votre disposition un superbe pad Xbox qui, habilement connecté à la X boîte, vous relie directement au système nerveux du marsupial et de sa soeur (et ouais, elle est comme ça la technologie !).
Et comme à l'accoutumée, vous évoluerez principalement sur un chemin prédéfini lors des phases de plate-forme, toujours avec différentes vues (de côté, de derrière, de devant, de dessus, enfin bref de quoi découvrir la bête sous tous les angles), accompagné de ces désormais sacro-saintes phases à véhicule. Ainsi, vous aurez loisir de démolir des avions sur un coucou, de revisiter les bombardements de Pearl Harbor à dos de moustique, de fuir des rhinocéros en jeep j'en passe et des meilleures. Bien évidemment, ces différentes phases sont là pour briser la monotonie, et je dois bien le reconnaître, cela s'avère souvent efficace. Car on sent bien que les développeurs ont voulu jouer la carte de la variété, puisque sur 25 stages on trouve une bonne douzaine d'environnements différents (la jungle, les fonds marins, les usines high tech, la Chine, les glaciers etc). Mais malheureusement, là où un néophyte y verra de la variété, le joueur fidèle ne trouvera qu'une compilation des épisodes précédents.

On n'aime pas les risques ! (©les éditeurs)

«Compilation». Voilà le mot qui définit le mieux cette « nouvelle » version de Crash Bandicoot. Car à part un ou deux passages « innovants » (comme par exemple lorsque Crash est dans une boule), on se retrouve dans une version compilant ce qui a fait le succès de la série. Alors bien évidemment, on est passé à la vitesse supérieure techniquement, et le lifting est agréable à l'oeil. Pas de quoi crier au génie cependant (perso j'avoue même avoir trouvé les environnements beaucoup moins chaleureux et colorés qu'à l'accoutumée), mais le minimum syndical est assuré. Le moteur affiche une résolution d'image très fine (plus que sur PS2), et une animation d'une fluidité remarquable. Quant aux temps de chargement, même s'ils sont encore présent, ils ont fort heureusement été drastiquement réduits par rapport à la version PS2. De leur côté, les décors sont assez fouillés (même si on regrettera au passage que pas mal d'éléments soient en 2D, un comble sur Xbox !), mais leur qualité reste inégale. Par ailleurs, la Xbox fait une nouvelle fois preuve de sa capacité à afficher un rendu de l'eau exemplaire ! Mais bon, le fait est que cette version ne donne pas l'impression d'être optimisée pour notre console, les effets spéciaux n'étant pas légions et certaines textures nous remémorant cette pas si lointaine époque où la platitude était reine.
De plus, la partie son est méchamment descendue d'un cran, avec des musiques peu convaincantes et vraiment lassantes, doublées de bruitages beaucoup moins fouillés et présents qu'auparavant. Là encore ça reste acceptable, mais il faut reconnaître que la magie s'est estompée au profit d'une ambiance sans envergure.

Un gameplay au poil !

Au niveau de la maniabilité, les développeurs ont réussi à maintenir le niveau de qualité proposé par les trois premiers épisodes. On note même l'apparition de nouveaux pouvoirs à débloquer au fil des boss, comme par exemple la capacité de marcher sur les caisses de nitro sur la pointe des pieds. C'est toujours bon à prendre, et ça évite dans certains passages d'y laisser des plumes (enfin plutôt des poils, par ailleurs modélisés dans cette version). Sinon, on retrouve la sempiternelle « Taz touch », ou bien le défonçage d'abdos bien pratique pour détruire les caisses blindées.
En revanche, on ne peut que regretter certaines caméras mal placées, et on se demande bien pourquoi le stick droit n'a pas été utilisé pour pouvoir jeter un coup d'oeil avant certains passages ardus. De même, vous risquez comme moi de criser sur certains boss, la tolérance à l'erreur nous rappelant parfois nos bons vieux jeux old school. Alors attendez-vous à perdre vos vies aussi vite que vous les avez gagnées !
Mais bon, dans l'ensemble, ça reste très bon et ça ne fait qu'ajouter au challenge proposé. Et pour en venir à bout, comptez une dizaine d'heures si vous vous limitez au simple fait de boucler les 25 stages. Par contre, si jamais vous vous sentez l'âme d'un perfectionniste qui ne dort pas tant que son compteur n'affiche les fatidiques 100 %, il vous en coûtera une vingtaine d'heures de jeu. Une durée de vie honorable donc, même si il faut bien avouer que les vieux de la vieille auront ce sentiment lancinant de tourner en rond par rapport aux épisodes précédents.

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Crash Bandicoot : La Revanche de Cortex se révèle donc être un bon petit jeu de plate-forme, même si on regrette que le marsupial ait perdu de sa superbe. Il faut avouer que l’on comprend mieux la décision de Naughty Dog de passer à autre chose, leur Jak & Daxter étant une incontestable référence du genre. Mais pour un premier essai, l’équipe de Traveller’s Tales parvient à nous proposer un titre de qualité que les adeptes ne peuvent déniger. Et il est évident que les « newbies » y joueront avec grand plaisir.
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      Rédaction Xbox Mag Crash Bandicoot : La Revanche de Cortex se révèle donc être un bon petit jeu de plate-forme, même si on regrette que le marsupial ait perdu de sa superbe. Il faut avouer que l?on comprend mieux

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      Développeur
      Traveller
      1 à 4 joueurs
      Prix
      64
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